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Le
29 septembre 2004, je suis mis à pied par mon employeur.
Je décide de déposer un recours aux prud'hommes.
En attendant, je veux vivre ce temps libre qui me tombe du ciel. Quel sentiment
aurais-je de cette année dans un an, en septembre 2005 ?
Aurais-je comme d'habitude, cette sensation du rien, du peu, du "pas grand-chose" ?
Pour "voir" ce qu'est une année en réel, avec le poids
de chacune de ses journées, je décide de filmer trente secondes
par jour, en un coup, une seule fois par jour. Peu importe
quoi, mais trente secondes. Réduire la valeur d'une journée à trente
secondes.
Un mois passe en un quart d’heure. Une année en trois heures, le
temps d’un film.
Il me semblait par ce dispositif que j'allais comprendre les jours
qui passent,
cette sensation de déception de l'après-coup. |